Tournage – quelques éléments pour améliorer sa technique

Avant de commencer

Pensez le placement de la bassine d’eau et des outils, ainsi que celui des planches pour les pièces tournées.

Choisissez les outils en fonction des pièces prévues. Un ou deux outils bien pensés sont plus utiles qu’une collection d’outils « par défaut ».

Préparez soigneusement l’argile (battage, pétrissage).

Partez d’une quantité de terre adaptée à l’objet souhaité, mais aussi à vos capacités pour permettre un centrage maîtrisé car cette étape est déterminante. Vous éviterez ainsi de perdre vos forces au centrage et de voir votre argile partir en barbotine ou dans des parois trop épaisses.

Décidez à l’avance de la pièce que vous allez tourner et de la façon dont vous allez procéder. Des croquis peuvent être une aide.

Préparez la terre à l’avance (battage et découpe de boules à tourner de la bonne taille). Stockez-la à l’abri de l’air et veillez à ce qu’elle conserve la consistance appropriée.

battage et pétrissage

 

Tournage

Travaillez si possible en série de pièces identiques.

La boule d’argile doit avoir une surface correcte et non mouillée (essuyez la barbotine de vos mains avant de prendre la terre pour la coller sur la girelle).

Le centrage est une étape cruciale, ne la négligez pas. Une terre mal centrée rend le tournage difficile, voire impossible.

Pour éviter des douleurs et fatigues, évitez les gestes inutiles et les crispations. Ne bloquez pas votre respiration.

Travaillez par étapes. Les éventuelles pauses se font entre des étapes distinctes (centrage / ouverture / aplatissement du fond / etc.).

Les deux mains travaillent ensemble (façonnage ou maintien). Les bras sont calés au maximum pour éviter des mouvements involontaires.

Relâchez toujours délicatement la pièce pour éviter de la déformer ou de la décentrer.

Prenez du recul pour observer votre pièce (yeux à mi-hauteur de la pièce) et contrôler sa forme.

Il est le plus souvent inutile d’essayer de « rattraper » une erreur de tournage ou une déformation.

Tirez bien l’argile et montez les parois avec une épaisseur régulière, évitez de laisser un bourrelet épais en bas de la pièce.

Monter la paroi en 2 à 4 fois pour éviter de trop fatiguer la terre.

Portez une attention particulière au départ de la paroi, il doit être net et à angle droit. Pour cela ouvrez puis refermez partiellement le fond avant de monter les parois.

Soyez attentif à l’épaisseur des parois (—> ergonomie). Une pièce trop lourde n’est pas agréable à utiliser. La finesse recherchée doit toutefois être cohérente avec l’argile utilisée. Attention à ne pas affiner inutilement le haut de la paroi.

Essuyez vos mains avant de saisir votre pièce pour l’enlever de la girelle.

Si l’argile le permet, enlevez la pièce vers le haut en la décollant verticalement de la girelle. Sinon faites-là glisser jusqu’au bord de la girelle. L’appui de la main se fait toujours à la hauteur du pied et non sur les parois.

Coupez vos pièces d’exercice en deux, verticalement, au fil à beurre pour contrôler la régularité de la paroi.

une paroi régulière

Note : une pièce « tournée-déformée » et une pièce (bien) tournée dont la forme et ensuite modifiée. La pièce de départ doit être soignée, une déformation ne masquera pas les irrégularités de tournage.

 

Transfert céramique sepia

Le transfert se réalise sur une argile crue fraîche mais raffermie, ou à dureté du cuir dans un stade pas trop avancé.

Marche à suivre (une méthode possible parmi d’autres) :

Réalisez  votre dessin ou sélectionnez une image existante.

Reproduisez / imprimez votre image et noir et blanc à l’aide d’une machine fonctionnant avec un toner (encre en poudre) contenant de l’oxyde de fer : photocopieuse ou imprimante laser, il faudra faire des tests si vous ne connaissez pas la composition du toner. Les anciennes photocopieuses conviennent généralement bien pour ce procédé.

Enduisez le côté imprimé de votre feuille ainsi que l’argile de lait, ou d’un mélange d’engobe blanc et de dextrine (il me semble que cette deuxième option fonctionne mieux, mais des tests supplémentaire seraient nécessaires).

Déposez l’image face contre l’argile et lissez-la délicatement avec une carte ou une estèque, du centre vers les bords, pour en chasser les éventuelles bulles d’air.

Laissez le papier collé à l’argile et laissez séchez lentement en surveillant la tenue du papier. Au besoin passez à nouveau la carte pour chasser les bulles d’air qui se seraient formées entre temps et déposez un léger poids sur le papier pour le tenir en  place.

Une fois votre pièce sèche, enfournez-la sans déplacer le papier (qui brûlera à la cuisson) à la température habituelle. Si vous souhaitez poser un émail transparent, biscuitez votre pièce, soufflez délicatement les cendres de papier qui seraient restées dessus et posez l’émail en léger voile, idéalement au pistolet. Attention certains émaux atténuent l’image en « absorbant » l’oxyde de fer, procédez à des tests préalables. Ne frottez pas l’image au biscuit car elle n’est pas totalement fixée.

Pâte égyptienne

Mise au point en Egypte il y a quelques 7’000 ans, la pâte égyptienne est une pâte contenant une faible proportion d’argile et une forte proportion de formateurs de verre (silice et alcalis). Sa structure poreuse permet la migration des sels solubles vers la surface pendant le séchage, formant un dépôt qui va fondre à la cuisson et donner une structure vitrifiée et « auto-émaillée ».
L’ajout de colorants sous la forme d’oxydes métalliques, particulièrement ceux produisant une couleur soutenue en présence d’une composition hautement alcaline (p.ex. cuivre, cobalt, manganèse), donne sa coloration à la pâte.
La pâte obtenue est peu plastique du fait de sa faible teneur en argile, mais elle peut être mise en forme pour de petits objets de forme simple, tels que ceux retrouvés par les archéologues dans les sites funéraires égyptiens notamment, comme cette figurine d’hippopotame exposée au Louvre.

Photos et recettes après nos tests qui seront réalisés en début d’année 2018 !

Moulage chapitre 2 – production industrielle et manufactures

Les procédés de fabrication industriels s’éloignent de la production artisanale à des degrés variables en fonction des techniques de production et du degré de robotisation. Tous utilisent le principe du moulage, de la céramique coulée ou calibrée (estampage) – pas si éloignée que ça des gestes du potiers – au pressage isostatique à chaud ou à froid du matériau sec (poudre céramique) tout à l’autre bout de l’échelle.

Voici de quoi vous éclairer si tout cela vous semble vocabulaire abscons :

Le principe du pressage isostatique :
Cerafast
EPSI
SACMI

Assiettes en porcelaine de Limoges par pressage isostatique et pièces coulées chez M.P.Samie :
https://www.youtube.com/watch?v=7eTPGb0u7bU

Assiettes calibrées (chaîne robotisée) :
https://www.youtube.com/watch?v=MMiDsc2Npns
https://gfycat.com/CluelessKindheartedCaracal

Grandes pièces calibrées et tour à calibrer pour l’artisanat :
https://www.youtube.com/watch?v=Nhm7Y0a9LMQ
https://www.youtube.com/watch?v=8WamlNscLTw

Fabrication de vaisselle en porcelaine à l’usine Guy Degrene :
https://www.youtube.com/watch?v=9R-suUCoZf4
https://www.youtube.com/watch?v=TTuCTrIOQ7k

Moulage chapitre 1 – introduction

Le moulage désigne un procédé consistant à utiliser un moule pour produire une pièce.
Cette définition simplissime éclaire bien peu sur le processus, mais elle a le mérite d’englober toutes les formes de moulage, quelle que soit la technique utilisée.

Le moule est la plupart du temps réalisé en plâtre, mais pour certaines techniques il peut être d’une autre matière (argile biscuitée, polystyrène expansé, carton, objet en plastique ou en tout autre matériau, etc.). J’essaierai d’y revenir dans un prochain article.

Le moulage a eu mauvaise presse dans le milieu de la céramique – notamment aux Etats-Unis mais pas uniquement – pendant des dizaines d’années. C’est souvent encore le cas auprès du public profane et dans certains ateliers de poterie, bien qu’il soit de plus en plus réhabilité dans le milieu de la céramique contemporaine.
La principale raison de la dépréciation de cette technique réside dans le fait que le moulage renvoie à la production industrielle, où les procédés de fabrication utilisent tous le moulage et où les pièces, produites par centaines ou par milliers, se ressemblent toutes et perdraient leur « âme » (je vous laisse juger).
Cette image négative est possiblement accentuée par le fait qu’on débute souvent dans cette méthode en moulant un objet pré-existant, potentiellement de fabrication industrielle, plutôt qu’en créant ses propres prototypes, par soucis de facilité ou pour reproduire une pièce dont la forme nous plaît. Cependant le moulage n’est pas limité pas à la reproduction d’objets.

L’idée de départ est d’une simplicité extrême : on prend un objet, on le moule, on peut potentiellement le reproduire par dizaines. Mais n’oublions pas que cette idée équivaut, en termes de représentation, à dire concernant le tournage : on prend un morceau de terre, on le met sur le tour, on façonne des séries de dix assiettes.
Or, ceux qui ont déjà tourné et qui se souviennent de leurs débuts percevront l’écart entre la facilité de l’idée et sa réalisation concrète, sans parler du temps de réalisation qui est de manière générale très sous-estimé quand on ne connaît pas le travail de la céramique. Il n’en va pas autrement pour le moulage.

Qu’on ait des affinités pour une technique plutôt qu’une autre me semble aller de soi. Mais je suis toujours surprise quand je lis ou entends ici ou là que le moulage n’a rien de l’art du « vrai » potier qui, lui, travaille de ses mains, ou qu’il n’y a aucun processus créatif dans cette technique. Cela vient à mon sens d’une méconnaissance des possibilités qu’elle offre.
L’image du potier penché sur son tour prédomine dans l’imaginaire populaire, et pourtant on a tout autant les mains plongées dans la matière et besoin d’une bonne dose de maîtrise technique pour réussir des pièces un peu complexes en moulage.
On pourrait même, pour provoquer un peu la bien-pensance, considérer que la liberté de création est plus grande avec ce processus qu’avec le tournage puisqu’il n’y a pas l’obligation de commencer à travailler à partir d’une pièce « circulaire ».

Plus sérieusement, le moule n’est en réalité ni plus ni moins qu’un outil comme un autre à la disposition du céramiste, et à mon sens la dimension créatrice ne réside pas dans l’outil mais dans ce qu’on en fait. Quant à la prouesse technique, elle dépend de la pièce créée bien plus que de la technique utilisée (tournage, modelage ou moulage).

Paradoxalement, de nombreuses personnes débutant en tournage me font part de leur souhait de réaliser des pièces ayant la finesse régulière de celles provenant de la production industrielle (moulées donc). Or, la particularité du tournage est que la matière n’est pas répartie de la même manière sur toute la pièce, même si on peut s’en approcher (reste à en définir le but, j’y reviendrai dans un prochain chapitre). Et une pièce telle qu’une assiette, par exemple, gagnera à être d’une épaisseur plus conséquente pour des questions de solidité, de stabilité et de résistance à la déformation (pour les porcelaines et autres argiles de haute température particulièrement). L’utilisation de vaisselle industrielle a influencé notre perception de l’objet céramique et le poids d’une pièce tournée peut nous sembler excessif par habitude de manipuler des objets qui ont été pressés en usine.

Et alors, elle est produite comment cette fameuse vaisselle industrielle ?
Réponse en images dans le chapitre 2 : production industrielle et manufactures.

91’800 CHF…

…ou Le prix d’une montre quand la céramique s’invite dans l’horlogerie de luxe.

Après l’article sur les céramiques techniques, La Royal Oak Quantième Perpétuel d’Audemars Piguet tombe à pic pour illustrer l’utilisation de la céramique dans l’horlogerie « de haut vol » avec sa boîte et son bracelet en céramique.

En plus d’aborder un look se distinguant de celui de l’acier inoxydable grâce à son fini super-soigné réalisé à la main, ce matériau offre l’avantage d’être ultra-résistant à l’usure et aux rayures, à la chaleur et aux chocs, mais il nécessite une grande expertise.

Ainsi le site timeandwatches.com relève que là où il faut 6 heures de polissage, assemblage, finitions et contrôle pour une montre avec un bracelet en acier inoxydable, il faut 30 heures pour celle en céramique noire.

C’est par ici pour en admirer virtuellement les qualités.

Quel lien entre une prothèse de hanche, le nez d’une fusée spatiale et le pot à lait de votre grand-mère ?

prothèse de hanchetuiles composites sur un nez de fusée (Shuttle NASA)pichet

Les céramiques techniques

 

Dans le vaste domaine de la céramique, on distingue les réalisations artistiques et artisanales des céramiques dites techniques. En effet, les matériaux céramiques intéressent divers domaines de l’industrie et des sciences pour leurs propriétés physiques (résistance mécanique, résistance chimique, isolant électrique, propriétés thermiques, bio-compatibilité, supraconductivité, etc.)

On en trouve ainsi dans des secteurs aussi variés que l’aéronautique et l’aéro-spatiale (nez de fusée, boucliers thermiques, éléments de turbines, etc.), l’environnement (catalyseurs, panneaux photovoltaïques, inertage des déchets nucléaires, etc.), l’énergie et les transports (filtres à particules, bougies d’allumage, piles à combustibles, …) , l’électronique et l’électro-technique (boîtiers, isolateurs, paratonnerres, etc.),  l’optique (lasers, détecteurs infrarouge, miroirs de télescope, etc.), et bien sûr la médecine et la médecine dentaire (implants, prothèses dentaires, prothèses osseuses, outils chirurgicaux, etc.), comme par exemple cet implant crânien. Dans ces domaines, l’impression 3D promet encore des progrès techniques fulgurants.

A cette liste on peut ajouter le secteur de la bijouterie et de l’horlogerie et celui de l’habitat (sanitaires, vaisselle industrielle, plaques de cuisson, tuiles, carrelages, sols, etc.), qui se situent entre la céramique « quotidienne » artisanale et les céramiques techniques.

 

La question du jour : faut-il placer le masque cosmétique argile verte-concombre dans les céramiques techniques ?

Impression 3D céramique – ceramic 3D printing

sculptures impression 3D céramiquechaises

Le point commun entre ces objets ? Ils ont été produits par impression 3D.

Source : 3D Printing Ceramics | WASPclay


Avez-vous parfois l’impression de « vivre dans le futur » ?

La robotique permet des prouesses dans de nombreux domaines techniques. L’impression 3D en fait partie et la céramique n’y échappe certainement pas, que ce soit pour des céramiques dites techniques ou des pièces artistiques.

Cette petite machine, par exemple, coûte moins cher qu’une bonne partie de celles constituant l’équipement de base de l’atelier de céramique. Et pourtant, difficile de rivaliser avec elle.

Pour en savoir plus sur Jonathan Keep, l’artiste de la video, visitez son site : http://www.keep-art.co.uk Vous y trouverez même les explications détaillées pour construire votre propre imprimante 3D.

 

S’il vous arrive donc d’observer une céramique en vous demandant comment elle a été réalisée, il faut depuis quelques années ajouter à vos hypothèses la possible « patte » du robot et les heures passées à concevoir une pièce à l’ordinateur. Comme dans le cas de ces deux sculptures

3D-ceramic-sculpture
Virtox
sculpture impression 3D porcelaine
Anat Negev

ou, dans le registre des céramiques techniques, de cet implant crânien.

 

Bien sûr, tout ceci semble presque déjà banal à côté de l’impression 3D de tissus humains ou de médicaments… Mais c’est un autre sujet.

La céramique à froid

Quand la pression remplace la cuisson.

« La méthode s’inspire de la géologie, indique Florian Bouville, cité dans un communiqué de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Les roches sédimentaires sont formées grâce à la pression engendrée pendant des millions d’années par les couches supérieures. C’est ainsi par exemple que le carbonate de calcium devient calcaire.
Les chercheurs ont accéléré le processus… » lire la suite de l’article du 24heures du 1er mars 2017.

A écouter également sur le même thème, l’émission de la RTS du 3 mars 2017.

Tester des argiles comme terre sigillée

 

Il est possible de fabriquer ses propres terres sigillées à partir des argiles de l’atelier. Elles ne donnent pas toutes de bons résultats et il est nécessaire de procéder à de nombreux tests.

Voici un exemple de procédure pour la fabrication / le test de terres sigillées.

Recette de base à adapter :

100g d’argile + 2g de silicate de soude + 400g d’eau

 

  • L’argile choisie est concassée finement (sèche) et mélangée selon la recette sus-mentionnée. Le mélange est soigneusement brassé puis laissé de côté pendant environ 15 minutes pour laisser la terre décanter.
  • Au bout de ce laps de temps, il est possible de séparer l’eau contenant les fines particules d’argile du résidu de décantation (particules plus grossières) qui peut être éliminé.
  • Le prélèvement d’eau contenant les fines particules est stocké à l’abri de toute manipulation pour une seconde décantation d’une semaine. Différentes couches réparties selon leur granulométrie sont alors visibles dans le récipient.
Avant la décantation, les particules sont mélangées quelle que soit leur granulométrie.
Déclassement des minéraux selon leur granulométrie. Les particules plus grossières se déposent au fond.
  • La première couche ne contient presque que de l’eau. Elle peut être soigneusement retirée à l’aide d’une poire, en prenant soin de ne pas remuer le mélange et de préserver ainsi le déclassement des minéraux.
  • La couche intermédiaire est récupérée de la même façon et ainsi séparée de la couche de fond contenant les particules les plus grossières. La couche intermédiaire comporte les fines particules utilisées pour la terre sigillée.
échantillons de test
Seconde décantation (un grès noir et un klinker). Plusieurs couches sont distinguables : la première contient de l’eau légèrement colorée de très fines particules d’argiles, la deuxième est moins importante et comporte les particules à récupérer, la 3e est très épaisse et clairement détachée du mélange. Elle contient les particules les plus grossières qui ont plombé et restent déposées au fond du gobelet de test.
  • Après évaporation de l’excédent d’eau, la sigillée est posée sur des plaquettes de terre à poterie sèches et des plaquettes biscuitées. Le prélèvement doit être de consistance crémeuse , proche de la barbotine. Il est posé au moyen d’un pinceau plat large avec des poils fins, afin d’éviter de laisser des traces. Un polissage est effectué au doigt avant le séchage complet de la sigillée. Les outils (p.ex. cuillère) laissent trop de marques. Le polissage est facultatif et, s’il est réalisé, doit être très doux sous peine de laisser des traces.
  • Les plaquettes sont ensuite cuites à 940°C.

Les argiles qui montrent de bons résultats seront testées avec des colorations aux oxydes métalliques.