Lexique

Cet article sera complété au fur et à mesure.

A

Aboucher : poser une pièce sur sa « bouche », c’est-à-dire à l’envers sur son ouverture. Ceci permet au fond de la pièce de sécher plus facilement et atténue les différences de degré de séchage entre le bord supérieur de la pièce et le fond.

Argile : « roche sédimentaire, souvent meuble (glaise), qui, imbibée d’eau, peut former une pâte plus ou moins plastique pouvant être façonnée et durcissant à la cuisson. »
(d’après www.larousse.fr, 08.01.17)

Atmosphère de cuisson : elle peut être oxydante ou réductrice, il s’agit du type de milieu dans lequel la cuisson est effectuée, soit riche ou respectivement pauvre en oxygène. En contrôlant l’atmosphère de cuisson, on détermine le développement de certaines couleurs des argiles et des émaux. P.ex. les émaux au cuivre qui développent des tons verts-bleu en oxydation, rouges en réduction. Voir oxydation et réduction.

 

B

Barbotine : argile diluée à l’eau, de la consistance d’une crème. La barbotine est la « colle » du potier. Elle sert à l’assemblage de morceaux d’argile fraîche, à la décoration ou encore au coulage.

Boudineuse : machine servant à mélanger et malaxer l’argile fraîche.

 

C

Céladon : désigne une glaçure à base de fer donnant une gamme de coloris allant du vert pâle au bleu-gris, obtenu par une cuisson en réduction.

Chamotteargile cuite et pulvérisée, de granulométrie variable, ajoutée à une pâte argileuse pour lui donner une plus grande solidité, une meilleure résistance aux chocs thermiques ou une texture, ainsi que pour diminuer son retrait.

Chiqueter : inciser des pièces d’argiles de stries à l’aide d’un couteau ou d’une aiguille de potier pour les assembler à la barbotine.

Coefficient de dilatation : définit le degré de dilatation à la cuisson d’une matière céramique (émail, argile). Pour qu’un émail soit de bonne qualité et adhère au tesson, il est nécessaire que son coefficient de dilatation soit proche de celui de la matière du support sur lequel il sera posé. Lorsque ce n’est pas le cas, des défauts apparaissent dans l’émail  (tressaillage, écaillage, …). Lorsque les tensions sont trop importantes, l’émail fissure ou se décolle, pouvant abîmer le tesson et aller jusqu’à causer l’éclatement de la pièce. Pour accorder les coefficients de dilatation du tesson et de l’émail on peut choisir une autre argile ou modifier la formule de l’émail.

Cône pyrométrique : voir montre fusible.

Coulage : création de pièces en argile par remplissage de moules en plâtre avec de l’argile diluée et défloculée (barbotine ou argile de coulage).

Croûteuse (ou laminoir) : presse mécanique permettant la réalisation de plaque d’argile.

 

D

Défloculant : produit permettant le maintien des particules d’argile en suspension dans l’eau. Il permet de réduire la quantité d’eau nécessaire à la réalisation des barbotines de coulage et ainsi de ralentir la saturation en eau des moules en plâtre servant au coulage.

Dextrine : glucide provenant de la décomposition de l’amidon. Utilisées dans les colles et en céramique sous forme de poudre.

Dureté (ou consistance) du cuir : décrit la consistance de l’argile après évaporation d’une partie de son eau, au stade auquel l’argile est raffermie et peut être assemblée ou tournassée sans se déformer. A ce stade, elle ne peut plus être modelée, ni être pliée sans fissurer.

 

E

Ebauchoir : outil de modelage en bois.

Ecaillage : défaut d’émail causé par un coefficient de dilatation de l’émail plus faible que celui de l’argile du tesson. La couche d’émail est soumise à des forces de compression et peut éclater et se décoller.

Estampage : action consistant à appliquer l’argile à la main sur les parois d’un moule ou à imprimer une empreinte dans l’argile au moyen d’un tampon ou d’un autre objet.

Estèque : petit outil manuel incontournable du potier, servant notamment à lisser les parois d’une pièce. Il en existe une grande diversité de formes chez les fournisseurs et elles peuvent être fabriquées (par le potier lui-même ou par un fabriquant) dans toutes sortes de matières (bois, métal, plastique, bambou, coque de noix de coco, caoutchouc, etc.).

 

F

Faïence : pâte argileuse tendre, poreuse, cuite à basse ou moyenne température. Par extension, le terme désigne un type de céramiques émaillées et généralement décorées réalisées avec ce type de pâte. Son origine vient de la ville italienne de Faenza, d’où viennent probablement les premières pièces de ce type.

Fermé(e) (pâte ou tesson) : qualifie une pâte argileuse cuite de porosité très faible ou nulle car vitrifiée par la cuisson.

Filière : presse murale servant à fabriquer des colombins pleins ou creux à l’aide de pochoirs.

 

G

Glaçure :  mince couche vitrifiée transparente ou opaque, colorée ou non, recouvrant les céramiques pour les rendre étanches ou pour la décoration.

Gouttes d’huilevoir taches d’huile.

 

K

Kaolin : Silicate d’alumine hydraté provenant de la décomposition du feldspath. Cette argile très pure reste blanche après cuisson et supporte une température élevée.  Le kaolin est le principal composant des porcelaines. On l’utilise également pour élever le point de fusion d’un émail.

L

Laminoir : voir croûteuse.

 

M

Mandrin : forme façonnée au tour servant à tenir une pièce pour son tournassage.

Mirette : outil constitué d’une boucle métallique reliée à un manche et servant au modelage et au tournassage.

Montre fusible (ou cône pyrométrique) : petit cône composé d’un mélange de minéraux étudiés pour fondre à une température donnée. Placées dans le four, les montres sont des témoins servant au contrôle de la température de cuisson.

 

O

Oil spot : voir taches d’huile.

Ouvert(e) (pâte ou tesson) : qualifie une pâte argileuse cuite qui reste poreuse.

Oxydation : cuisson en atmosphère oxydante = contenant suffisamment d’oxygène, possible en four électrique ou en four à gaz (en conservant une entrée d’air). L’atmosphère de cuisson détermine le développement de certaines couleurs des argiles et des émaux. P.ex. les émaux au cuivre qui développent des tons verts-bleu en oxydation, mais rouges en réduction.

 

P

Pâte : le terme de pâte céramique désigne habituellement une argile composée industriellement de minéraux choisis pour leurs différentes qualités.

Pernette : petit support servant à surélever des pièces pendant la cuisson pour éviter qu’elles ne touchent la plaque d’enfournement.

Pied de coq : petit support servant à surélever des pièces pendant la cuisson pour éviter qu’elles ne touchent la plaque d’enfournement.

Plomb : l’apport de plomb dans une glaçure permet d’abaisser son point de fusion et de révéler les couleurs. Le plomb est toxique sous TOUTES ses formes et sensible aux acides (jus de fruit, vinaigre, laitages, etc.). Certaines formes moins toxiques comme p.ex. les frittes, dans lesquelles le plomb est plus stable, sont à privilégier si on choisit de tout de même utiliser des glaçures au plomb pour des pièces utilitaires. Comme pour d’autres matières céramiques, sa combinaison avec d’autres éléments est susceptible d’augmenter sa toxicité (p.ex augmentation de 10x s’il est associé au cuivre). Il est donc impératif de connaître les produits utilisés et leur effet.

Porcelaine : argile constituée d’une importante quantité de kaolin. Elle est très blanche et généralement peu plastique.

Presse isostatique : machine servant à la fabrication de céramiques industrielles par compression de poudre céramique au moyen d’un moule hermétiquement fermé et plongé dans un liquide (eau, huile) mis à haute pression. Le principe du pressage isostatique est utilisé aussi bien pour la production de céramiques techniques que pour de la vaisselle industrielle.

 

R

Raku : technique de cuisson traditionnelle japonaise dans laquelle, après une cuisson rapide à basse température, les céramiques sont défournées lorsqu’elles sont encore incandescentes. Elle est souvent combinée à un enfumage en réduction : la pièce est plongée dans un récipient clos contenant de la sciure de bois, des feuilles mortes ou un autre combustible. Ce type de cuisson très populaire permet d’obtenir des émaux craquelés dont les craquelures sont noircies par l’enfumage en réduction.

Réduction : cuisson en atmosphère réductrice, elle se fait en milieu clos, en four à bois ou à gaz. Ces matières carbonées vont capter l’oxygène de l’air présent dans le four et empêcher l’oxydation des composants des argiles et émaux. La cuisson en réduction permet de développer une plus grande gamme de couleurs dans les émaux (p.ex bleu de fer, rouge de cuivre) et donne des tons gris, noirs et noir-bleutés aux argiles brutes. La cuisson en réduction n’est pas possible dans un four électrique (milieu riche en oxygène).

Réfractaire (matériau) : matériau résistant à de très hautes températures. Le matériel utilisé dans la construction des fours (briques) et le matériel d’enfournement (piliers et plaques d’enfournement, supports tels que pieds de coq ou pernettes, etc.) est du matériel réfractaire.

Retrait : diminution en dimension et en volume de l’argile au séchage et à la cuisson. Le retrait varie en fonction des terres et atteint les 10% pour les porcelaines.

Rondeau : disque, généralement en bois ou en plâtre, servant de support aux pièces travaillée. Le rondeau peut être fixé à la girelle du tour pour permettre d’enlever facilement une pièce du tour sans la déformer.

 

S

Sang de boeuf : désigne une glaçure au cuivre d’un rouge vif obtenu par cuisson en atmosphère réductrice.

Shino : désigne un type de glaçure d’origine japonaise générant des tons blancs, orangés ou bruns. Cette glaçure est généralement opaque et épaisse. Pour en savoir plus je vous invite à visiter ce lien.

Sigillée : du latin sigillum (le sceau). Désigne des céramiques tournées ou moulées d’origine gallo-romaine, ornées de motifs souvent réalisés à l’aide de poinçons et recouverte d’un engobe fin. Cet engobe (barbotine) donne un aspect rouge brillant à la pièce. Aujourd’hui on désigne par le terme de terre sigillée les engobes fins donnant ce même aspect brillant et servant à décorer les céramiques.

Sole : plaque de fond d’un four à céramique.

T

Taches d’huile ou gouttes d’huile (en anglais « oil spot ») : désigne un certain type de glaçure tenmoku (appelé Yuteki) dont l’excès de fer donne des nucléations dans les tons métalliques mordorés ou argentés ressemblant à des taches d’huile.

Tenmoku (ou temmoku) : terme japonais désignant une glaçure d’origine chinoise très riche en oxyde de fer qui, en réduction, donne des tons bruns-noirs brillants tachetés (voir aussi taches d’huile).

Thixotrope : « propriété d’un sédiment meuble et gorgé d’eau de devenir brusquement liquide sous l’effet d’un ébranlement mécanique qui remet les particules en suspension dans l’eau. (C’est le phénomène qui provoque l’enlisement dans les sables mouvants.) » Larousse.fr, 16-03-17.

Tournassage (ou tournasage) : travail consistant à affiner les bords ou le fond, ainsi qu’à former le pied d’une pièce tournée. Cette opération s’effectue sur l’argile à dureté du cuir.

Tournassin (ou tournasin) : outil servant au tournassage.

Tournette : plateau / support tournant servant au modelage, à l’émaillage ou au décor des pièces.

Tressaillage : réaction par laquelle un émail se rétracte plus que le tesson sur lequel il est posé. Il est causé par un coefficient de dilatation de l’émail supérieur à celui de son support et a pour conséquence l’apparition de fissures plus ou moins importantes dans l’émail, voire la casse du tesson si la tension est trop importante. Le tressaillage peut être recherché pour des raisons esthétiques (émaux craquelés).

 

Y

Yutekivoir taches d’huile.